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Mal du pays (RP with Deborah)

le Dim 2 Déc - 23:51
Il faisait nuit. Un léger vent frais balayait la plaine des Terres Oubliées. La pleine lune éclairait doucement l'île, suffisamment pour voir correctement. L'arbre ancien, la Veuve endormie, grinçait au rythme du souffle dans ses branches. Les pierres runiques l'entourant brillaient légèrement d'une lueur rose. La mer était calme. Tout le paysage semblait dormir paisiblement. Tout était désert. Ou presque.

Enbarr était couché, proche du tronc du vieil arbre, somnolant. Tout son harnachement était posé sur des branches. Son amie Marina, venait tout juste d'enfiler des vêtements propres, après s'être lavée dans l'eau glacée de l'océan. Elle reposa le savon qu'elle avait volé dans un papier, entre ses vêtements juste lavés, qui devront attendre le lendemain pour être portés, et les restes du moutons dont elle venait de manger une partie. Elle en garderait une petite partie pour le lendemain, et donnera les restes à un chien, ou n'importe quel autre prédateur qu'elle croisera. Elle prit l'une de ses chaussettes, du fil, des aiguilles, et s'assied à coté de son cheval pour entamer la réparation. Elle était trouée au talon. La lumière de la lune l'éclairant, elle ne prit que quelques secondes à finir son travail. Elle reposa la chaussette recousue avec le reste de vêtements, et s'installa finalement pour dormir, le dos appuyé sur Enbarr.

Cela faisait deux jours qu'elle était ici. Il n'y avait presque jamais personne, il y avait de l'eau, et les animaux comestibles ne manquaient pas. C'était tout ce que désirait Marina, et c'est pourquoi elle y restait plus longtemps que n'importe où, où elle pouvait s'installer. Très souvent, elle venait ici après être passé rapidement dire "bonjour" au cirque des Hautes Terres Nilmer, et avant de passer dans des régions plus fréquentées, afin de recharger les batteries avant l'enfer. Elle essayait de ne pas y penser. Elle, qui n'avait pas de notion du temps, attendait seulement que sa présence soit un peu remarquée pour commencer à bouger. Elle regardait le ciel étoilé. Son monde lui manquait terriblement. Surtout lorsque le ciel s'assombrissait. Un petit feu restait toujours allumé, la nuit. Elle ne voulait pas le dire à voix haute, mais elle était presque sûre qu'elle avait peur du noir. Pour elle, il n'était pas normal que le ciel change de couleur. Elle essaya de comprendre ce qui était logique chez cet étrange créature qu'on appelait "humain". Comment on pouvait vivre tranquillement dans un tel endroit, sans se posé de question comme "Pourquoi ce monde est rond?" ou "Qu'est ce que les saisons?". Elle se souvenait de ces fois où les humains habillaient leurs sapins avec des boules de couleurs, et des fils de lumière. Ils attendaient toujours les fêtes pour montrer aux autres leur affection. Ils mentaient à leurs enfants en leur faisant croire qu'un barbu en surpoids leur offrait des cadeaux fabriqués par des humains de petite taille et aux oreilles pointues, mais refusaient de les écouter lorsqu'ils disaient voir la terre s'ouvrir et cracher la lumière de Pandoria. Ils faisaient des campagnes contre le harcèlement, mais pointaient du doigt la différence. Ils n'aimaient pas l'hypocrisie, mais n'aimaient pas non plus la franchise. Ils n'avaient de cesse de se quereller, de se taper dessus, pour obtenir la paix. Ils adoraient des personnages fictifs pour leur caractère unique, mais repoussait ce même caractère chez les réelles personnes. Ils regardaient des gens normaux vivre à la télé. Et quand ils n'aimaient pas ces mêmes gens normaux, ils les dénigraient d'un air supérieur, alors même que la valeur de leur existence n'était qu'égale, voir inférieur. Ils voulaient l'écologie, planter des arbres, mais ils voulaient aussi des routes, des habitations, des champs de culture, pour manger toujours plus.

Oui, elle chercha longtemps une logique aux humains. Mais elle n'en trouva aucune. Elle ne trouvait pas de réponse, et frissonna. Il faisait froid. Enbarr se coucha entièrement, le flanc tout contre le sol, et Marina changea de position, préférant dormir devant lui, la tête sur l'encolure, et les bras au chaud, entre son corps et le poitrail du cheval. Il s'endormie en premier, dévoilant ses crins et ses sabots rouges, ainsi que son corp entièrement noir, sans aucun reflet, comme s'il était constitué d'absence de couleur. Elle ne trouvait pas le sommeil. Elle restait à l'affut de quelque chose. De quoi? Elle en avait aucune idée. Elle essayait d'ignorer ce présentiment, mais son insomnie ne faisait qu'empirer. Alors elle abandonna, et se redressa pour s'assoir en tailleur, regardant fixement la lune, un parfait disque d'argent accroché dans le ciel. C'était une vue qu'elle aimait malgré tout. La pleine lune.
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Re: Mal du pays (RP with Deborah)

le Lun 3 Déc - 23:06
La nuit arrivait tôt en cette saison hivernale. Le ciel bleu clair du jour laissa place au sombre ciel bleu nocturne qui ne tarda pas à recouvrir la totalité du paysage de Jorvik. Il était aux alentours de dix-neuf heures. On n'entendait que le doux sifflement du vent se balader au dessus des Terres Oubliés. Sinon, tout était calme et serein. Enfin ça, c'était avant que de grandes foulées bien marquées, de fortes confrontations entre le sol et les sabots d'un équidé ne viennent briser ce silence.

Elite galopait pleinement sur la vaste plaine des Terres Oubliés, chevauchée par son amie d'enfance, Déborah. Elle augmenta l'amplitude de ses foulées au fur et à mesure, tandis que Déborah avait le sourire aux lèvres et profitait à fond de ce moment. Une fois qu'elles furent arrivées dans un endroit comportant davantage de collines, elle ralentit tranquillement jusqu'à repasser au trot, puis au pas. Toutes deux continuaient leur avancée sur l'herbe tendre de cet agréable paysage.

- Ca fait du bien de se sentir libre comme l'air et de galoper dans un environnement aussi paisible et magnifique que celui-là ! Pas vrai ma Lilite ? affirma-t-elle à sa jument. Celle-ci acquiesça d'un petit hennissement.

- En plus ce nouveau tapis te va à merveille ! Et ce manteau est très confortable. Il tient extrêmement chaud, voire peut-être trop pour moi. Dommage qu'il ne soit pas assorti à ton tapis, ça aurait été joli, mais je voulais les essayer tous les deux. C'est quand-même mon anniversaire après tout ?

En effet, ce jour était important pour Déborah, car elle venait d'avoir dix-huit ans. Et un âge comme celui-là, ça se fête ! Alors, elle eût décider de faire une promenade nocturne avec ce que lui avait offert ses parents ainsi que quelques proches. Entre autre, un tapis western noir, muni de franges roses et blanches tout autour et deux fers à cheval roses qui s'entremêlaient, cousus dans les coins arrières du tapis. Mais également un manteau d'hiver, de couleur rouge du cou jusqu'à mi cuisse, et de couleur noire pour les manches longues, la capuche et les poches. De la moumoute est également présente sur les bordures de la capuche et des manches. Idéal pour tenir dans le froid, même en faisant une escale dans la Vallée des Dinosaures. La jeune fille finit par l'enlever, et l'accrocha autour de sa taille. Malgré son confort certain, - pour elle, qui n'était en aucun cas frileuse - elle étouffait en dessous tellement il tenait chaud. Peu après, les deux amies avancèrent de plus belle, mais cette fois-ci, bien plus calmement. Déborah se mit à chantonner des musiques qui lui rappelait des souvenirs importants ou qui l'apaisait instantanément. Quand elle chante, son cerveau arrête de réfléchir et son corps se détend. Elles continuaient d'avancer en direction d'une légère colline, puis en quelques foulées de trot, elles atteignirent son sommet. Arrivées à son apogée, la jeune cavalière chanta ses quelques dernières notes tout en levant les yeux en direction de la seule source de lumière qu'on apercevait de leur emplacement, celle qui se démarquait grandement dans le ciel. La Lune. Ce soir-là, elle était complètement pleine. C'était un vrai délice pour les yeux que de voir cette lumière sphérique briller de mille feux et rompre la noirceur de ce ciel étoilé.
Pendant que Déborah contemplait la pleine lune, Elite tourna la tête dans une autre direction et commença à s'agiter soudainement. Sa cavalière attira son regard sur elle essayant de la calmer et de comprendre sa réaction plus que surprenante.

- Oh la, doucement ma belle ! Qu'est-ce tu as ? Ca va, laaa tout va bien. dit-elle d'une voix douce tout en la caressant tendrement sur l'encolure.

Après qu'elle ait enfin réussi à calmer sa bête, Déborah regarda du même côté que sa jument. Leurs regards étaient portés vers l'Arbre Ancien, aussi appelé la Veuve Endormie. Jusque là, rien d'anormal. Cependant, elle regarda plus attentivement, et vit une jeune fille, assise en tailleur. A ses côtés se tenait un poney, allongée de tout son long. "Mais que faisaient donc une fille et son poney dehors, en pleine nuit d'hiver, par un froid pareil ?" se questionna-t-elle intérieurement. Elle fronça les sourcils afin de mieux observer les deux individus. Le fait qu'il fasse nuit ne permettait pas à Déborah de distinguer parfaitement la robe de l'équidé, mais elle était de couleur foncée, sans doute noire. Ses crins et ses sabots en revanche étaient de la même couleur, mais celle-ci, plus vive et plus voyante. Elle eut du mal à le croire mais c'était bien un rouge feu flamboyant qu'elle observa. Elle examina d'un peu plus près ce qu'elle pensait être sa cavalière, et celle-ci était vêtue de sorte qu'elle soit parfaitement assortie à son équidé.

Après avoir peu ou prou examiner ces mystérieux personnages, Elite se remit à s'agiter sans raison. Déborah ne comprit pas tout de suite pourquoi cette réaction de la part de son amie. Elle n'avait jamais agit comme ça auparavant. Mais, à la différence de la première fois, l'animal voulu s'approcher plutôt que de paniquer. Alors sa cavalière la laissa gentiment descendre de la colline sur laquelle elles s'étaient arrêtées afin de rejoindre doucement l'Arbre Ancien. Elle ne savait pas si la fille mystérieuse les avait remarqué. Toute fois, elle continua de s'approcher, jusqu'à ce qu'elle vit son visage d'un peu plus près. Elle fixa ses yeux puis...

Déborah eût soudainement un Flashback.

Elle vit la forêt de Mistfall. Une pluie battante. Une grotte. Des loups. Un mur de feu. Et des cartes. Il y en avait trois, mais deux d'entre elles étaient visibles. La Dame de Coeur et la Dame de Pique. Deux silhouettes floues, dos à elle, apparurent progressivement. Elle regarda la cavalière, qui se tourna lentement vers la jeune fille. Elle vit son oeil doré briller de plus en plus, jusqu'à créer une vague de lumière qui engloutissait tout sur son passage, Elite et Déborah avec, puis...

Elle se réveilla. Elle avait repris ses esprits. Toujours sur sa jument qui avait fini par se calmer.

- ... Marina ?
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